We are, we are
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Alors on peut, oui, on peut, on a pu. On a bien joué. La première, c'était la première fois et c'était très bien. J'en veux encore ! "Oh I wish I was a punk-rocker with flowers in my hair". Un groupe qui marche. Je nous aime ! Moi-même ! Moi : on me dit que j'ai bien joué. Je suis fière, je suis contente, je suis motivée : c'est le début, ça ne peut que s'améliorer."Oh I wish I was a punk rocker with flowers in my hair".
Tout va bien, la jorunée est passée. C'est bon de se sentir fort. C'est des périodes alternées : une période d'charnement ou je bosse à fond, assez desespérément / une période où les efforts sont reconnus. Mais dans cette période, j'ai peur de me reposer sur mes lauriers. Mais merde, je ne suis pas faite pour me fermer l'esprit pour me travailler. Tenter la prépa... C'est tentant, flatteur en fait. Mais voilà. Je vais me perde là dedans ! Je vais perdre mon identité dans tout ce travail. Je préfèrerais faire le plus d'efforts possibles en fac et pouvoir jouer de la musique, pouvoir faire du théâtre, pouvoir passer du temps avec des amis. Il me faut un équilibre. Sinon je vais couler, me noyer sous le travail. On ne dirais pas mais j'ai besoin de bouger.
! H Y P N O Z !
En faisant l'expression écrite en anglais j'ai vu que je gardais un peu près mon style d'écriture (les grosses fautes de temps en plus). ça m'a redonné confiance en moi. Oui, j'ai une base, j'ai une identité, bien qu'elle soit simple. A moi, c'est moi.
Je vis en ce moment. Ultime répet samedi. Théâtre le dimanche. Au théâtre on a bien avancé. J'ai enfin compris mon personnage, et j'arrive à me faire bien rire. Le problème c'est qu'avec le texte que j'ai ça va être dur. Mais j'ai confiance en Claude, parce que c'est un pro et que ce serait génial de faire un métier pareil : comédien / metteur en scène (spécialisé dans le clown). Avec une salle pleine de déguisement déments.
Et qu'est-ce que je penserai si j'étais sur le point de mourir ? Si ce serait maintenant, là : de la frustration, de l'amertume. Je n'aurais pas réalisé mes ambitions. Non, ce n'aurait pas été assez. Si c'est à 80 ans, j'espère avoir assez de sagesse pour être heureuse de quitter cette terre, ma belle vie accomplie. Et oui, je repenserais aux bons moments de la vie, juste aux bons moments, parce que je quitterais cet enfer ! Je rirais aux larmes, insousiante : ce monde ne serait plus mon affaire ! Peut-être rejoindrais-je certaines personnes que j'aime...
En attendant je suis là, et je veux que ça se sache : je suis là.
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