Quand la raison me quitte...

Publié le par Bubble-GuN

Je retourne dans ma chambre, l'unique endroit de la maison où je suis à peu près à l'abris de la connerie. Oppressée. Je ne trouve pas d'autre mot. C'est le mot qui convient. C'est le mot parfait : Je suis oppressée, opprimée. Et j'ai toujours besoin de le dire, de me le dire, j'ai toujours besoin de parler, toujours, toujours un peu plus. Je la hais, si seulement quelqu'un pouvait me comprendre.
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Je les hais ! Je pense ne pas avoir besoin de dire de qui je parle. Je l'ai dit une fois, tout ce que je pensais. Mais j'ai encore toute cette HAINE en moi. J'ai toujours envie de crier : "Mais reveillez-vous, merde ! OUVREZ les yeux ! Prenez CONSCIENCE ! Vous êtes si MINABLES !" Mais personne n'arrive à entendre ce cri, exeptés ceux qui n'en ont pas besoins.
Et eux, fiers de moi?? "Oui, elle se débrouille bien elle a des bonnes notes à l'école, je sais pas d'où ça vient^^" MOI JE SAIS ! C'est pas héréditaire, c'est moi, ça vient de moi, je le dois qu'à MOI, qu'à MON travail. C'est pas vous qui m'avez aidé, je vous l'assure. D'autres mon aidé, oui, mais pas vous. Je n'ai pas un don, je ne réfléchis pas grâce au saint esprit où je ne sais quoi.
C'est moi... Oui : c'est un cri, c'est un desespoir. Besoin de reconnaissance ? Peut-être... Mais j'ai compris que, pour l'instant du moins, je suis seule. Seule et asphixiée. Je hais.
Je ne sais pas pourqoi je réagis comme ça. Et quand ELLE dit "tu mfais honte, t tro latche", je ne comprends pas pourquoi j'y prend garde. Et je m'enferme, dans ma chambre, me renferme, sur moi-même. Et je pleure. Et j'essuie mes larmes. Et je me dis : "Ils verront, un jour, ils verront ce que je deviendrais, ils verront! Et je ne le dervais qu'à moi, je ne féliciterais que moi, et je leurs interdirai d'être fiers. Je leur INTERDIRAI parce que seule moi en aurait le droit !". Et je regarde par la fenêtre l'exterieur où je n'ai pas mis les pieds depuis des jours. Et je respire. Et je me sens forte. Et je reprends un livre. Et je lis. Et j'apprends.
La crise d'aloescence ?
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Mais dites moi enfin, si c'est normal de mépriser les pauvres pouffies qui souillent sans remords, (voir avec fierté !) la langue française, ma langue à laquelle je me sens si attachée, par leurs : "jtm t cro mimi". Il n'y a aucun mot dans leur langage qui est conforme. Plus que de la pitié, j'éprouve de la honte à les voir. Parce qu'elles croient qu'elles vivent ! Moi je sais que je ne vis pas encore, je sais, j'en ai conscience. Mais elles, elles se prennent pour des adultes. Je ne sais pas quoi dire. J'ai MAL ! Lorsque je les vois, j'éprouve ce dégoût innéfable.
Et rien ne pourra arranger ça ? IL FAUT SAUVER CES JEUNES TROU DUCS QUI SONT """notre""" avenir, ou il faudra SE SAUVER.
J'ai envie de m'exiler, en montagne, là où les petites fientes vêtues de blancs qu'on appelle "racaille" ne viennent pas. Là où on a bien meilleure compagnie qu'eux : les ânes sont encore plus doux et moins bêtes qu'eux (et je ne dis pas ça de manière offensantes pour les ânes, c'est vraiment ce que je pense).

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Époumonnée.

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Et ce feu en moi se cache, fait mine de s'étouffer - C'EST SI FAUX.
Et cette enveloppe charnelle si faible relâche la pression.
Et cette âme si tourmentée est obligée de s'apaiser.
Il y a un incendie en moi, qui me brûle, qui me consumera entièrement si je ne trouve pas la paix. J'ai envie de fuir. J'ai envie de courir, chez n'importe quel ami. Pour pouvoir respirer grâce à cet(te) ami(e). Et en chemin, je ferais exprès de tomber. Je m'écorcherais, je me couperais pour faire sortir cette fureur physiquement. Pour me laver de ce malaise.
Et j'arrêterais de retenir ces larmes. Je les alisseraient couler pour refroidir cette âme brûlée vive.
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L'homme n'est pas fait pour vivre seul. J'ai l'immense plaisir de confirmer cette affirmation. L'homme seul devient fou.

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Aurélie

"Mon dieu, si vous existez, sauvez mon âme, si j'en ai une!"
=> Voltaire
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